Je me présente à vous…

Je me nomme Annick. Je suis une femme dans la trentaine. Je vis avec l’épilepsie depuis une vingtaine d’années, mais peut-être depuis que je suis née. J’écris ça parce que j’aurais probablement fait ma première crise lorsque j’avais 6 mois, mais dans le temps, les médecins ont dit que c’était une convulsion fébrile et j’en ai faite qu’une. Je suis membre de l’organisme Épilepsie Montérégie depuis quelques mois. J’ai contacté l’organisme pour la première fois l’été dernier. J’ai un petit regret de ne pas l’avoir fait avant 2020, mais je ne suis pas inquiète pour le futur. Aussi, avec le contact des personnes d’Épilepsie Montérégie et le travail que je fais sur moi, j’ai confiance pour mon futur. Une marche à la fois! Une anecdote à la fois!
Alors…Comment écrire un texte sur l’épilepsie et moi? Comment commencer? Comment avoir l’inspiration? Réalité ou être positive? Peut-être un peu difficile ces temps-ci pour moi d’être positive, mais j’y travaille. Ne vous inquiétez pas! Comment décrire ce que j’ai comme épilepsie parce que je n’ai pas les termes médicaux? Ah! En y pensant, j’ai peut-être un début d’inspiration? Raconter ma « relation » avec l’épilepsie comme si je me confiais à un « journal de bord » avec un brin d’humour, bien sûr, mon humour!
Oui, c’est sérieux les crises d’épilepsie, mais on peut bien rire un peu de nos petits travers? Par exemple, j’ai un peu peur de faire des fautes de français, d’écrire des mots qui ont du sens pour moi, mais pas pour vous ou d’inventer des expressions. C’est vrai pour ces dernières, j’ai le nom de famille parfait pour ça ( Perron) . Je vous avertis toute suite ça se peut très bien que je fasse des perronismes, un bel exemple de rire de ses petits travers. J’ai le doute de la longueur du texte que je vais écrire, mais comme j’ai souvent écrit à Anie, je ressens que je vais écrire un roman!

Ces phrases ont été les premières du texte qu’Anie m’avait demandé d’écrire. En fait, elle m’a demandé si je voulais écrire un texte pour le journal. Je crois que je le voulais tellement parce que, comme à mon habitude, j’ai écrit un roman ! C’est à partir de ce dernier que Les anecdotes d’Annick sont nées.

Ma première fois

je vais vous raconter ma première anecdote. Vous êtes prêts? Donc, allons-y pour mes souvenirs de la première crise que je me« souviens » lorsque j’avais 16 ans. Le dernier moment que j’ai en tête est que je suis assise dans la cuisine et j’attends pour prendre ma douche. Le matin, dans le temps, chez nous, la salle de bain est une gare. Quand une personne est dans la douche, une autre peut aller dans la salle de bain tant qu’elle ne veut pas aller dans la douche. J’y pense, il aurait fallu un signaleur d’une gare même d’un aéroport pour la circulation ou prendre un numéro pour garder notre priorité.

Alors, je savais que je ne pouvais pas aller dans la salle de bain.
Donc, dernier souvenir, j’attends à la table et hop!, je reprends conscience dans la salle de bain à terre. Des mains froides touchent mes jambes (les mains des ambulanciers) et « ostique » que j’ai mal à langue!
Vous devinez? Ma mère avait peur que j’avale ma langue. Donc, je l’ai mordue d’aplomb et je me suis mordue. Je n’ai pas pu réchapper ma belle jaquette de Minnie Mouse.
Je sais que je ne devrais pas être triste de perdre une jaquette de Disney à l’âge de 16 ans! Que voulez-vous, j’avais encore un cœur d’enfant à l’adolescence ou j’espérais l’avoir encore. Ce qui peut vous consoler, aujourd’hui, je n’ai plus de peine pour cette jaquette qui était pleine de sang! Et j’y pense, même si ça me ferait encore de la peine. C’est de mes affaires! Et si vous avez de la peine pour moi, je vous remercie, vous êtes gentils.
Bon, revenons à nos moutons! Donc, je suis dans la salle de bain, les ambulanciers m’embarquent et m’amènent à l’hôpital. Sûrement comme vous savez, tabarouette que ça peut donner mal au cœur de voir le chemin à l’envers quand on est dans une ambulance. En plus, l’ambulance circule sur une rue qui a plein de trous et de bosses. Le souvenir de cette journée à l’hôpital de Granby est un peu flou, mais je me souviens de l’installation du soluté à mon bras droit. Mozus! C’est pratique de manger et d’aller aux toilettes avec le soluté en étant droitière. Merci Maman de ton aide!

À l’hôpital, ils me font passer quelques tests dont un scan et un EEG parce qu’ils ne savaient pas ce que j’ai eu ou fait. À la suite de ces tests et une journée à l’hôpital, j’ai sorti en ayant un rendez-vous avec le neurologue quelques jours plus tard. En embarquant dans la van, BANG! Je me cogne la tête. Situation idéale, après avoir eu un coup et examens pour la tête, en plus, ils m’avaient recommandé de rester tranquille jusqu’au rendez-vous. Le FAMEUX rendez-vous où j’allais apprendre que j’avais fait une crise d’épilepsie et que je prendrais des médicaments pour cela. Moi qui n’étais pas une « preneuse » de pilules!

Amicalement, Annick

J’ai offert à Annick d’écrire ses anecdotes pour diverses raisons:
1) Annick déborde d’histoire en lien avec l’univers de l’épilepsie !
2) Elle a un bon sens de l’humour.
3) Je crois qu’il y a plusieurs bienfaits à lire sur la vie d’une personne qui est touchée, comme nous, par l’épilepsie.
Si vous souhaitez partager avec elle, merci de communiquer avec moi au 450.378.8876 ou via anie@epilepsiemonteregie.org….je vais faire le lien!

Anie

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